La piscine naturelle a une image très verte : pas de chlore, des plantes, des libellules. Une partie de cette image est méritée. Mais une piscine reste un ouvrage construit, qui consomme de l’espace, des matériaux, de l’eau et de l’électricité. Pour juger son intérêt écologique, il faut regarder l’ensemble, pas seulement l’absence de produits. Le fonctionnement est présenté dans notre dossier sur la piscine naturelle.
Les points forts
Pas de désinfectant chimique
L’eau est épurée par des plantes et un filtre biologique. Aucun stockage ni rejet de chlore, de brome ou de correcteurs de pH. Les vidanges sont rares.
Un milieu vivant
La zone de régénération attire insectes, amphibiens et oiseaux. Dans un jardin, elle crée un petit milieu aquatique vivant.
Une filtration souvent moins gourmande
Les circuits sont fréquemment conçus pour des débits plus faibles qu’une piscine classique, avec des pompes de faible puissance. Tout dépend de la conception.
Les points faibles
L’emprise et le terrassement
La zone de régénération occupe une grande surface, souvent comparable à celle de la baignade. Plus de surface, c’est plus de terre déplacée et plus de sol artificialisé.
Les matériaux
L’étanchéité repose le plus souvent sur une membrane synthétique, EPDM ou PVC. Ces matériaux tiennent longtemps, mais viennent de la pétrochimie.
L’eau
La grande surface évapore beaucoup en été, surtout en climat sec. Le niveau doit être compensé, ce qui pèse en période de restrictions d’eau.
Une qualité d’eau variable
Sans désinfectant, l’eau n’est pas stérile. Sa qualité dépend de l’équilibre biologique, de la chaleur et du nombre de baigneurs. C’est une eau de baignade naturelle, avec les précautions qui vont avec.
Le verdict
Comparée à une piscine chlorée de même usage, la piscine naturelle supprime les produits et favorise la biodiversité. Mais elle demande plus de place et ne fait pas disparaître l’empreinte de la construction. Le bilan est donc plutôt favorable, à condition de bien la concevoir et de la dimensionner au juste besoin. Voir la comparaison entre piscine naturelle et piscine traditionnelle.
Pour aller plus loin
- le budget est détaillé dans notre article sur le prix d’une piscine naturelle,
- une piscine existante peut parfois évoluer, voir comment transformer une piscine enterrée en piscine naturelle,
- pour une piscine classique plus sobre, voir si une piscine en bois est plus écologique.
Questions fréquentes
Une piscine naturelle utilise-t-elle du chlore ?
Non. L’eau est épurée par des plantes et un filtre biologique, sans désinfectant chimique.
Une piscine naturelle consomme-t-elle moins d’eau ?
Pas forcément. Sa grande surface évapore beaucoup en été. Mais elle évite les vidanges liées au traitement chimique.
L’eau d’une piscine naturelle est-elle sûre ?
C’est une eau de baignade naturelle, non désinfectée. Sa qualité dépend de l’équilibre biologique, de la chaleur et de la fréquentation.
Quelle surface faut-il pour une piscine naturelle ?
Une surface plus grande qu’une piscine classique, car la zone de régénération s’ajoute à la zone de baignade.
Sources
- Eaux de loisirs : les baignades, Anses
- VigiEau, la situation sécheresse près de chez vous, site officiel