Piscine enterrée ou hors sol : le choix engage le budget, les démarches, les impôts, la durée de vie et la façon de profiter du jardin. La comparaison ci-dessous, point par point, vous aide à trancher.
Le principe
La piscine enterrée est construite dans une fouille : coque, béton, kit en panneaux. Son bord arrive au niveau du sol ou de la plage. La piscine hors sol repose sur le terrain : tubulaire, autoportante, acier, bois, parfois semi-enterrée. Elle se monte en quelques heures ou quelques jours.
Le comparatif
Le budget
Le hors sol est de loin le moins cher, de quelques centaines à quelques milliers d’euros pour les modèles bois haut de gamme. L’enterrée demande un budget bien supérieur, avec terrassement, structure, plage et sécurité.
Les démarches
Une piscine hors sol installée moins de trois mois par an ne demande aucune autorisation (moins de quinze jours en secteur protégé). Au-delà, et pour une enterrée, les seuils de surface s’appliquent : voir faut-il un permis pour une piscine.
Les impôts
Une piscine qui a nécessité des travaux de creusement ou de renforcement est en principe imposable : elle augmente la taxe foncière et entraîne une taxe d’aménagement. Une piscine hors sol simplement posée, sans travaux, n’est en général pas concernée.
La durée de vie
Une enterrée bien construite dure des décennies, avec un revêtement à renouveler. Un hors sol dure quelques saisons pour un tubulaire, davantage pour un modèle en bois ou en acier bien entretenu.
Le confort et l’esthétique
L’enterrée s’intègre au jardin, avec plage et margelles, et offre souvent plus de profondeur. Le hors sol se voit davantage, mais un habillage bois ou une terrasse autour change beaucoup le rendu.
La sécurité
Une enterrée non close doit avoir un dispositif de sécurité normalisé. Pour un hors sol, l’échelle amovible ou verrouillable est le premier geste : retirez-la après chaque baignade. Et la surveillance des enfants reste indispensable dans les deux cas.
L’entretien
Les gestes sont les mêmes : analyse de l’eau, filtration, nettoyage. Mais le hors sol a souvent une filtration plus petite, qui demande plus d’attention. Voir notre guide de l’entretien d’une piscine hors sol.
Et entre les deux ?
Certains modèles en bois ou en acier peuvent être semi-enterrés, voire enterrés, à condition que le fabricant l’autorise. C’est un bon compromis esthétique, mais les travaux peuvent rendre la piscine imposable. Nous détaillons cette option dans notre article pour enterrer une piscine hors sol.
Que choisir ?
- Hors sol : si vous êtes locataire, si le budget est serré, si vous voulez tester avant d’investir.
- Enterrée : si vous êtes propriétaire pour longtemps, si vous voulez un bassin intégré et durable.
Pour aller plus loin, voyez quelle piscine choisir, et si vous optez pour le hors sol, notre guide pour installer une piscine hors sol.
Questions fréquentes
Une piscine hors sol est-elle imposable ?
En général non si elle est simplement posée, sans creusement ni renforcement. Une piscine qui a demandé ces travaux est en principe imposable.
Faut-il une autorisation pour une piscine hors sol ?
Non si elle est installée moins de trois mois par an, ou moins de quinze jours en secteur protégé. Au-delà, les seuils de surface s’appliquent.
Quelle est la durée de vie d’une piscine hors sol ?
Quelques saisons pour un tubulaire, davantage pour un modèle en bois ou en acier bien entretenu. Une enterrée dure des décennies.
Peut-on enterrer une piscine hors sol ?
Certains modèles en bois ou en acier peuvent être semi-enterrés ou enterrés, si le fabricant l’autorise.
Sources
- Installation ou construction d’une piscine privative, Service-Public.fr
- J’installe une piscine : quelle incidence sur mes impôts locaux, impots.gouv.fr